Mardi 5 mai, 4e journée du voyage. Arrivée du groupe Erasmus portugal et cours de maths…

Bonjour à tous !!
Aujourd’hui, nous nous sommes levées plus tôt pour commencer en même temps que les élèves espagnols.
Nous avons commencé cette journée dans la salle de physique-chimie, où nous avons réalisé la base d’une maquette de la chambre de notre correspondant. Nous avons dû faire des mesures et couper au cutter le sol et les murs de nos maquettes.

Nous avons travaillé le produit en croix et la question des échelles.


Nous avons enchaîné avec un atelier cuisine en deux groupes :
un groupe qui faisait des crêpes, et l’autre une spécialité espagnole à base de pommes de terre et de thon.


Après cette régalade, nous sommes allées faire des jeux sportifs avec une classe espagnole.


Ensuite, nous avons eu le droit à une petite récréation avant d’aller présenter notre collège, avec une vidéo, à nos correspondants et aux élèves portugais en projet Erasmus en même temps que nous. Ils nous ont aussi fait une présentation de leur groupe scolaire.
Nous avons ensuite échangé quelques mots sur nos passions et les choses que nous aimons avec nos correspondants, avant de sortir du collège et d’acheter à manger pour le midi.


Juste après avoir mangé, nous sommes allées à la plage et nous nous y sommes baignées.
Après cette escapade, nous sommes rentrées à l’hôtel pour écrire les blogs et nous doucher.


En conclusion, cette journée était encore une fois très enrichissante et très agréable.
Hâte d’être demain !!

Regards des adultes :

Cette journée d’immersion au sein du collège de Sanlúcar nous a permis d’affiner notre compréhension du fonctionnement du système éducatif espagnol, en mettant en lumière plusieurs spécificités marquantes.

Nous avons tout d’abord été étonnés par la place accordée aux élèves les plus âgés, qui sont régulièrement mobilisés pour encadrer et proposer des activités aux plus jeunes. Cette responsabilisation favorise l’autonomie, la coopération et le développement de compétences sociales, dans une logique de tutorat entre pairs.

Nous avons également observé une classe qui pourrait s’apparenter, dans le système français, à un dispositif ULIS. Elle se distingue notamment par un effectif très réduit, avec un maximum de six élèves, permettant un accompagnement individualisé et adapté aux besoins de chacun.

L’organisation de la journée scolaire a également retenu notre attention. Les cours débutent à 8h30 et se terminent vers 15h, avec une pause entre 11h30 et 12h. Ce rythme s’inscrit dans un mode de vie plus large : les élèves prennent généralement un petit-déjeuner le matin, puis une collation lors de la pause, avant de déjeuner plus tardivement, aux alentours de 16h. La journée se prolonge ensuite avec un dîner souvent pris vers 22h.Ce décalage des temps de repas et de repos, caractéristique du « rythme espagnol », n’est pas sans conséquence : enseignants comme élèves reconnaissent ressentir une certaine fatigue, notamment en début de journée. Néanmoins, ce rythme fait partie intégrante des habitudes culturelles locales et structure l’ensemble de la vie quotidienne.

Enfin, nous avons été sensibles à la place importante accordée à la musique dans l’établissement. Elle s’invite notamment dans les cours d’éducation physique, où certaines activités sont réalisées en musique, contribuant à créer une ambiance dynamique et motivante pour les élèves.

Un autre point particulièrement marquant concerne l’évolution rapide de nos élèves dans leur capacité à communiquer en langue étrangère. Lors du premier contact, lundi, beaucoup se montraient en retrait, timides, et freinés par ce qu’ils pensaient être un manque de vocabulaire. Le fait d’être en interaction avec des correspondants espagnols, confrontés aux mêmes difficultés mais animés par une volonté commune de communiquer, a joué un rôle déterminant.

En seulement quelques jours, les progrès sont nets : les élèves sont désormais beaucoup plus à l’aise, n’hésitent plus à prendre la parole, y compris devant un groupe, et osent s’exprimer sans crainte de l’erreur. Comme certains le disent eux-mêmes avec simplicité : « en fait, c’est facile… et ce n’est pas grave ».

Une prise de confiance précieuse, au cœur des apprentissages linguistiques et humains.

Ces observations offrent des pistes de réflexion intéressantes sur les liens entre organisation scolaire, rythmes de vie, climat éducatif et engagement des élèves.